M. Edouard Philippe

Premier Ministre (depuis 2017)

Le 7 avril 2017, en pleine campagne présidentielle, Edouard Philippe signait avec 21 maires et présidents d’exécutifs locaux une tribune libre au titre évocateur : La Méditerranée, cette absence qui ne laisse rien présager de bon.

Cette tribune déplorait que la question méditerranéenne ne soit pas abordée lors de cette campagne présidentielle.

Elle se terminait ainsi :
Où est la vision d’un Jacques Chirac, initiateur du processus de Barcelone en 1995 ? Où est le volontarisme d’un Nicolas Sarkozy, qui a en 2007 l’intuition formidable d’une Union pour la Méditerranée ? Qui formulera un projet faisant de la France le pivot de ce défi essentiel pour, excusez du peu, l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient ? Comment s’atteler à améliorer dans notre mer commune la gestion des ressources halieutiques et la lutte contre les pollutions, les échanges scientifiques et la politique énergétique, en particulier dans le domaine du solaire, la préservation d’un patrimoine historique gigantesque et souvent commun à tous nos pays, la culture et l’aide au « désenclavement » culturel : le monde arabe, et ses 400 millions d’habitants, traduit chaque année cinq fois moins d’ouvrages étrangers que la Grèce et ses 11 millions d’habitants ! Moins de 1 % de ce qui est traduit en France l’est de l’arabe, malgré l’importance des liens historiques et humains que nous avons avec ce bassin culturel. Comment faire tomber les préjugés et surmonter l’hostilité quand on ne lit jamais ce qu’écrit l’autre ?
Ces chantiers gigantesques doivent être ouverts. C’est l’intérêt de la France d’être en avance sur ces sujets. Encore faut-il que quelqu’un ait cette vision et nous propose de refaire de notre mer commune, à nouveau, un « axe du monde ». Que ces questions soient absentes de la campagne présidentielle ne laisse rien présager de bon ni de grand.

Après Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, qui a participé aux deux précédentes éditions de Méditerranée du Futur, ce sera au tour du Premier Ministre Edouard Philippe de participer à l’acte 3 de Méditerranée du Futur et de témoigner de la place qu’accorde aujourd’hui son gouvernement aux enjeux de la Méditerranée.